Recherche

Actualités


Quand l’enjeu du livre à l’école s’élève assez haut pour devenir transpartisan

13 mai 2026
Quand l’enjeu du livre à l’école s’élève assez haut pour devenir transpartisan

Montréal, 13 mai 2026 – La semaine dernière, j’ai eu le privilège de participer à une table ronde sur le leadership féminin, aux côtés de femmes que j’ai la chance de côtoyer presque quotidiennement dans le cadre de mon travail. Inspirantes, engagées, humaines et à l’écoute, elles ont nourri des échanges d’une grande richesse sur notre rapport au travail et aux autres. Au fil de la discussion, une idée s’est imposée : dans nos milieux, et tout particulièrement dans le secteur culturel, l’engagement se nourrit souvent de la conviction de contribuer à quelque chose qui nous dépasse : la culture, le livre, la lecture.

Les jours qui ont suivi en ont offert une démonstration éloquente.

Depuis plusieurs semaines, avec nos partenaires du livre et de l’éducation, nous nous mobilisons activement afin de préserver le statut protégé des livres dans les règles budgétaires d’acquisition des centres de services scolaires. Ce statut se trouve menacé par une réforme portée par la ministre LeBel, qui vise à regrouper dix mesures budgétaires en une enveloppe unique et élargie. Une telle modification ouvrirait la possibilité d’utiliser des montants auparavant destinés aux livres pour financer d’autres priorités, telles que le sport, les activités parascolaires, les comités culturels ou les galas Méritas, selon le choix des CSS.

L’histoire l’a déjà démontré : dès lors que le livre est soumis à des arbitrages budgétaires, il en sort perdant.

Au cours de la dernière semaine, l’enjeu a été porté au Parlement par deux formations politiques, de manière différente et complémentaire, ce qui témoigne de l’importance de la cause que nous défendons. La culture, le livre, la lecture : voilà des biens communs plus grands que nous, et plus grands que les allégeances partisanes.

La semaine dernière, le député Gabriel Nadeau-Dubois, de Québec solidaire, a interpellé la ministre LeBel à l’Assemblée nationale et a également pris la parole dans Le Devoir afin de mettre en lumière la situation et le projet actuellement à l’étude au ministère de l’Éducation.

Le même jour, Le Devoir soulignait également, dans un autre article, le caractère transpartisan de cet enjeu.

En début de semaine, la députée de l’opposition officielle responsable de la culture et de l’éducation, Madwa-Nika Cadet, nous a également tendu la main : elle a accepté de partager un point de presse en notre compagnie au Parlement en exhorteant la ministre LeBel à maintenir le statut protégé du livre. Comme elle l’a si justement rappelé : « les exceptions, c’est ce qui confirme la règle ». Elle avait, elle aussi, profité de la période de questions de l’Assemblée nationale (avancer à 42min30) pour s’adresser à la ministre de l’Éducation, durant la journée.

Vous pouvez consulter le communiqué de presse ici.

Aujourd’hui, Gabriel Nadeau-Dubois et son équipe ont déposé, en notre nom, une pétition à l’Assemblée nationale, afin d’élargir la mobilisation citoyenne.

Lien vers la pétition: Pétition : Maintien d’une enveloppe budgétaire dédiée à l’achat de livres et le développement des coins lectures dans les écoles

La mobilisation ne cesse de prendre de l’ampleur, et nous sommes prêts à accueillir en nos rangs toutes celles et tous ceux qui souhaitent se joindre à la cause. Les raisons de défendre le livre à l’école sont nombreuses : elles dépassent les clivages partisans et émanent de partout, même du milieu de l’éducation, quoi qu’en dise la ministre LeBel. Nous tenons d’ailleurs à réitérer notre ouverture à travailler de concert avec son équipe afin d’identifier, ensemble, la meilleure solution pour l’ensemble des parties prenantes.

Gabrielle Simard, directrice générale de l’ALQ





  Retour

Infolettre
Abonnez-vous!

Soyez informé·e·s des divers projets de l'ALQ et des actualités entourant les libraires indépendantes en vous abonnant à notre infolettre mensuelle.

Les champs indiqués par un (*) sont obligatoires