Montréal, 5 février 2026 – Le Prix des libraires du Québec applique, dès l’édition 2026, une exigence relative à l’utilisation de l’intelligence artificielle générative. Cette exigence vise à protéger l’intégrité du Prix et à affirmer une valeur centrale : les œuvres reconnues doivent refléter une démarche de création humaine.
Attestation des maisons d’édition
Dans le cadre de l’admissibilité, chaque maison d’édition dont un titre figure sur la liste préliminaire doit attester, par écrit, qu’aucun outil d’IA générative n’a été utilisé pour générer le contenu créatif principal de l’œuvre. Par « contenu créatif principal », nous entendons le contenu qui relève du geste de création et qui porte l’intention artistique ou littéraire de l’œuvre (par ex. l’invention et la formulation du texte, la composition d’illustrations, ou la génération d’éléments visuels déterminants).
Cette attestation couvre notamment :
- la génération du texte (en tout ou en partie substantielle) ;
- la réécriture substantielle du contenu littéraire à partir de sorties d’IA ;
- la génération d’images ou d’éléments visuels déterminants, incluant la couverture et les illustrations.
Cette exigence ne vise pas à dresser une liste d’outils « permis » ou « interdits ». Elle vise une frontière simple : l’outil assiste-t-il un travail humain, ou produit-il à la place de la personne qui signe l’œuvre? L’exigence du Prix s’applique uniquement dans ce second cas.
La création humaine est au cœur de la mission du Prix, autant dans la création des œuvres et le travail des équipes éditoriales que dans la lecture et le jugement des libraires. Nous affirmons, en cohérence avec le RAH, que le travail de création derrière la littérature doit être le fait d’humain·e·s, et que les œuvres récompensées par les libraires doivent refléter cette création.
Pour plus d’informations, consultez la FAQ, ou communiquez avec :
Juliette Naeveke, coordonnatrice aux communications et à la promotion, communications@alq.qc.ca.